Ambassade de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Ottawa - Canada

SECTEUR DE L’ÉNERGIE

SECTEUR DE L’ÉNERGIE

I. Potentialités

Le fleuve Congo avec son bassin à cheval sur l’Equateur, offre à la RDC un potentiel énergétique exploitable évalué à 100.000 MW, répartis sur 780 sites situés dans 145 territoires et 76.000 villages. Ce potentiel représente environ 37 % du potentiel total africain et près de 6% du potentiel mondial.

La RDC possède en outre d’importantes potentialités en ressources d’énergies renouvelables telles que la biomasse, l’éolienne, le solaire, le biogaz, le biocarburant, étc.

La situation énergétique des Provinces se présente comme suit :

Provinces

Situation énergétique

Kinshasa
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen varie entre 3,22 et 4,89 kWh/m2/j ;
  • Potentiel éolien : la moyenne annuelle de la vitesse du vent mesurée à 10 m de hauteur est de 1,3 m/s ;
  • Taux d’électrification : 44,1%.
Katanga
  • Potentiel solaire : 6,5 kWh/m²/j
  • potentiel éolien : vitesse de vent moyenne de plus de 5m/sec ;
  • La puissance installée est de 567 MW, alors que la demande actuelle est évaluée à près de 900 MW (dont 600 MW uniquement pour le secteur minier).
Bas-Congo
  • Le potentiel hydroélectrique est estimé à 64.000 MW (560.640 GWh) par an ;
  • Le site d’Inga représente à lui seul 69% du potentiel (soit 44.000 MW).
Province Orientale
  • Le potentiel global des sites identifiés présentement est estimé à 7200MW ;
  • Le taux d’électrification : 3.6%.
Kasaï Oriental
  • Le taux d’électrification de la province est très bas (0.5%) ;
  • Les besoins énergétiques (2012) sont évalués à 264,774 MW contre une capacité installée actuelle (2012) insignifiante : 1,94 MW, faisant ainsi ressortir un gap très important qui fait plomber tous les secteurs ;
  • Le potentiel solaire : 4,4 et 5,14 kWh/m2/j.
Kasaï Occidental
  • Le potentiel hydroélectrique, s’élève à 103 MW ;
  • Le taux d’électrification est très faible : 1 % avec une force motrice inexistante ;
  • La puissance installée globale s’élève à 31,7 MW dont 20,7 MW à l’arrêt représentant 65,2% des puissances installées ;
  • Le potentiel solaire oscille entre 5,16 kWh/m2/j et 5,26 kWh/m2/j.
Nord-Kivu
  • Le taux d’électrification actuelle est estimé à 3,1 % ;
  • La puissance installable peut atteindre 240,3 MW ;
  • Potentiel en biomasse : l’énergie annuelle productible peut atteindre 76.583,74 MWh ;
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen varie entre 4 et 5,5 kWh/m2/j ;
  • Gaz naturel : le potentiel pourrait atteindre 57,00 Milliards de Nm3.
Sud-Kivu
  • Potentiel hydroélectrique : La puissance installable peut atteindre 1050,00 MW ;
  • Potentiel en biomasse : l’énergie annuelle productible peut atteindre 109 878,88 MWh/an ;
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen atteint les 5 kWh/m2/j ;
  • Potentiel éolien : la moyenne annuelle de la vitesse est inférieure à 5 m/s ;
  • Gaz naturel : le potentiel pourrait atteindre 57,00 Milliards de Nm3 ;
  • T aux d’électrification annuelle : 7,9%.
Maniema
  • Le taux d’électrification est très bas 3.0% ;
  • Le potentiel solaire : situé dans une bande entre 3,5et 6,75 kWh/m2/j) ;
  • Production disponible est de : 2.1MW.
Bandundu
  • Potentiel hydroélectrique estimé à 104 MW ;
  • Potentiel solaire : un ensoleillement variant entre 4,5 et 7 kWh/m2/jour ;
  • Le taux d’électrification est de 0,6 %, avant-dernier au niveau national ;
  • La province accuse un écart énorme de l’ordre de 408,35 MW entre l’offre et la demande : la puissance installée des infrastructures existantes s’élève à 22,66 MW, contre une puissance de 431,01MW pour couvrir les besoins énergétiques actuels.
Equateur
  • Le Taux d’électrification : Très bas ≈1.4% alors que la province dispose de plusieurs sites identifiés dans sa partie nord ;
  • Fort potentiel en biomasse (environ 40.000.000 hectares de forêts sur les 86 millions que regorge la RDC ;
  • Les besoins énergétiques (2012) de la province sont estimés à 426, 085 MW (tous les territoires de l’Equateur), contre une disponibilité de l’ordre de 26, 770MW (2010) ;
  • Bon niveau d’ensoleillement avec des valeurs situées entre 5 et 5,5 kWh /m²/j.

Source : Atlas du Ministère des Ressources Hydrauliques, Kinshasa 2014.

Sur une puissance totale installée en RDC évaluée à 2.516 MW, la SNEL dispose d’un parc de production d’environ 2.416 MW, soit 96 % de la puissance nationale installée, constitué essentiellement des centrales hydroélectriques. Cependant, la production effective n’est que de 6.000 à 7.000 Gwh. Les auto- producteurs se partagent les 100 MW restants de la puissance installée, soit 4 %.

En dépit du potentiel énorme que regorge le pays, une bonne partie du territoire demeure sans électricité à cause de la vétusté des installations datant de la période coloniale ainsi que du manque de nouveaux investisseurs dans le secteur. Le taux d’électrification du pays demeure faible, soit 9,6% et la vision du gouvernement est d’accroitre le taux de desserte jusqu’à 32 % en 2030.

Mais le pays ne disposant pas de ressources financières suffisantes pour faire face aux besoins de construction de toutes ces centrales, un Code des Investissements et un Code d’Electricité ont été mis en place pour attirer les investisseurs privés vers ce secteur.

II. Réalisations

  • Libéralisation du secteur aux partenaires privés ;
  • Partenariat public-privé ayant favorisé la mise en œuvre des projets ci-après : grand Katende, Kakobola, Zongo II, etc… ;
  • Partenariat Public-Public entre la RDC et l’Afrique du Sud pour la construction de la Centrale Inga III d’une capacité de 4.500 MW

     

III. Vision

– Accroître le taux de desserte de l’électricité, soit de 9% à 32% 
– Construction des autoroutes d’énergie en lignes suivantes :

  • Site Inga → Gabon → Cameroun → Nigeria → Mali
  • Site Inga → Centre Afrique → Tchad → Libye
  • Site Inga → Angola → Namibie → Botswana → Afrique su sud
  • Site Inga → Afrique du Sud → Soudan → Egypte
  • Site Inga → Malawi → Zambie → Zimbabwe → Lesotho

IV. Cadre légal<

Le secteur de l’énergie en RDC est réglementé par la Loi n° 14/011 du 17 juin 2014 qui vise notamment :<

  • La libéralisation effective du secteur ;
  • La promotion et le développement harmonieux de l’offre en milieu urbain, préurbain et rural ;
  • La couverture en besoin d’électricité de toutes les catégories par les fournitures de qualités ;
  • La garantie d’une concurrence loyale entre les opérateurs et droits des usagers.

Cette loi s’applique aux activités de production, de transport, de distribution, d’importation, d’exportation et de commercialisation d’énergie électrique réalisées par tout opérateur.

source: http://investindrc.cd/